Haydn et Schubert au Temple

Haydn et Schubert au Temple

Haydn et Schubert au Temple
MUSIQUE
Le quatuor Terpsycordes a séduit le public du Temple avec Haydn, Webern et Schubert.
Après l’Allemagne et avant de rejoindre la salle Gaveau de Paris, puis la Belgique et le Luxembourg, le Quatuor Terpsycordes était de passage dimanche au Temple, dans le cadre des Concerts Classiques de la région morgienne.
Au sortir de leurs études musicales, un Italien, une Bulgare et deux Suisses ont fondé ce groupe homogène et complémentaire, inspiré par Terpsychore, fille de la musique et mère des sirènes. Titulaire d’un premier prix en 2001 à Genève, ce quatuor, alliant rigueur et fantaisie, est déjà connu loin à la ronde et ses enregistrements salués par la presse spécialisée.

Pour le violoncelliste François Grin (à droite sur la photo), c’était un retour aux sources, puisqu’il est enfant de Préverenges et ancien élève de Beausobre: «Oui, c’est avec une certaine émotion et un pincement au coeur que j’ai joué aujourd’hui, car il y a longtemps que je ne m’étais produit dans la région.»
Trois pièces étaient au programme: les six quatuors de Joseph Haydn op. 76 reflètent l’expérience et la maturité du compositeur. Le Langsamer Satz d’Anton Webern est une oeuvre de jeunesse (début du 20e) encore très marquée par Brahms, publiée plus d’un demi-siècle après sa création.
L’oeuvre célèbre de Franz Schubert, «La Jeune fille et la Mort», (dont certains mouvements accompagnent des films de Polanski et Jane Campion), est composée de cinq variations qui «s’achèvent en une conclusion pianissimo sereine et réconciliatrice». F.E.