L'expressivité d'Anton Arenski

L'expressivité d'Anton Arenski

Samedi avait lieu au temple du Locle le 2e concert de la saison des « Découvertes musicales » consacrée à la musique russe. A l'honneur, un compositeur peu connu du grand public, mais dont la qualité des oeuvres justifie que l'on lui consacre un programme complet : Anton Arenski. Simon Peguiron, entouré du Quatuor Terpsycordes et du violoncelliste Yoël Cantori, a sélectionné trois pièces parmi les plus caractéristiques de ce musicien qui fut tout à la fois chef d'orchestre et éminent pédagogue.

Le « Quintette pour cordes et piano en ré majeur » op. 51 présente, dès le premier mouvement, quelques traits majeurs du style d'Anton Arenski. La solide architecture des thématiques, influencée par le romantisme allemand, se combine à l'esprit slave qui, continûment, nourrit ses oeuvres. L'interprétation est maîtrisée, vive, finement articulée, aussi bien dans les mouvements rapides que dans l'Andante, étonnant d'inventivité et de fantaisie.

Avec le « Trio pour violon, violoncelle et piano en ré mineur » op.32, nous retrouvons le même jeu généreux, dénué de toute surcharge expressive. L'ensemble de chambre exécute ainsi avec brio les quatre parties du Trio avec le souci constant de faire dialoguer les parties instrumentales. Le grain des cordes s'accorde à la puissance du piano pour donner au Finale une ultime couleur, virtuose et magistrale.

Fabrice Duclos